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Maroc Lear Anfa - CASABLANCA

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Maitrise d’ouvrage - MAROC LEAR

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Surface0.1 ha

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Montant travaux -  0.8 M Dirhams

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EquipeGROUPE 3 (Skander AMINE et Omar TIJANI)

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Etudes 2018

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Réalisation 2019 / 2021

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Crédit photo - 

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Un jardin aérien – Une jungle suspendue

Situé au Sud de Casablanca, le quartier de l’ancien aéroport d’Anfa s’installe sur une ancienne friche aéroportuaire dénuée de végétation. Aujourd’hui ce quartier constitue la porte d’entrée Sud du Grand Casablanca et ces terrains forment une réserve foncière importante pour l’extension de la ville.

Le programme s’insère dans ce nouveau quartier qui tend à se singulariser par une présence végétale importante. Réinterprétant un paysage de forêt tropicale, une nouvelle strate végétale suspendue vient recouvrir le bâtiment.

 

Une végétation tropicale pour un aménagement volubile 

 

Afin de rendre la présence du végétal exubérante depuis l’extérieur comme depuis l’intérieur du bâtiment, le thème de la « jungle suspendue » et ses espèces volubiles nous semble le plus pertinent. Elle mettra en scène le bâtiment depuis sa façade principale tout en constituant un filtre végétal efficace depuis l’intérieur.

En effet, ces plantes, habituées à l’ombre, développent des systèmes foliaires de grande dimension pour capter un maximum de lumière dans les sous bois tropicaux. Ce jardin suspendu sera alors essentiellement un jardin de grandes feuilles, modifiant l’échelle de l’espace et donnant plus de présence aux jardinières.

La hauteur de la strate basse (mixed border de vivaces) variant de 40cm à plus de 2m à taille adulte, elles constitueront un écran poreux efficace pour préserver l’intimité des bureaux.

 

Afin de compléter et d’ombrer cette strate basse, une strate arborée constituée de Palmiers amplifiera la présence du végétal. Cette strate arborée sera composée de différentes espèces de Palmiers à faible développement ou croissance lente qui pourront s’acclimater aux conditions de luminosité des différents étages et à la présence du vent sur les étages élevés. Ces végétaux sont facilement transplantables et leur système racinaire concentré vers le bulbe leur permet de s’auto-stabiliser sans avoir besoin d’une grande profondeur de jardinière.

 

Le réseau d’arrosage proposé est un goutte à goutte économe et nécessaire au bon maintient de la végétation. Les jardinières recevront une double étanchéité avec un cuvelage de finition qui garantira la pérennité de l’ouvrage dans le temps. Un système de drainage composé d’une épaisseur de 10cm de gravier roulé, recouvert d’un géotextile, tapissera le fond des jardinières afin de permettre une bonne évacuation des eaux d’arrosage vers le réseau d’assainissement des eaux pluviales du bâtiment. Des arrivées d’eau et d’électricité dans chaque jardinière permettront d’installer l’arrosage automatique et son programmateur. 

 

La Forêt Basculée (le mur végétal du hall d’entrée – niveau 0)

 

Pour amplifier la présence végétale, déjà perceptible sur les façades, un mur végétal est proposé au fond du hall d’entrée. Sorte de fragment de sous-bois de forêt que l’on aurait posé à la verticale, cette forêt « basculée » de 8x8m se composera essentiellement de fougères (Asplénium et Néphrolepsis) tapissant le mur sur 40 à 60cm d’épaisseur tandis que des lignes retranscrivant un sol de mousse formeront un tracé plastique et vert clair sur cette grande toile. Ces bandes de mousse seront plantées avec des Soleirolia soleirolii (Helixine, une plante naine ressemblant aux mousses). Quelques Mélianthus major (plante vivace ressemblant aux fougères, d’une hauteur maximale de 2.50m) donneront encore plus de volume à ce tableau.

 

La Forêt Démultipliée (jardinière du restaurant – niveau +2)

 

Profitant d’une hauteur sous dalle de 6m, cette jardinière se transforme en forêt de lianes. Des câbles en inox tendus de dalle à dalle laisseront se développer des Jasmin, odorants et volubiles. Ces lianes réelles seront accompagnées par des lame-lianes en miroir inox de 10cm de large, qui démultiplieront la présence du végétal. La strate basse sera ponctuée de Jasmin sambac et d’un mélange de fougères (Asplénium et Néphrolepsis). 

La Forêt Inversée (alcove du restaurant – niveau +2) 

 

Mettant en valeur une lumière zénithale venant d’une faille lumineuse du plafond, une canopée artificielle contribuera à fragmenter et iriser la lumière. Cette canopée sera composée de disque en miroir inox, dispersant le flux lumineux vers les murs. Leur sous-face accueillera un pot en inox, occupé par une épiphyte commune des forêts tropicales, l’Epiphyllum pumilum. Une des rares épiphytes (plante poussant sans substrat sur les troncs des arbres tropicaux) a être un cactus, l’Epiphyllum se singularise par un feuillage vert tendre et une floraison blanche très délicate. Le disque miroir placé au dessus amplifiera la présence des végétaux, comme en lévitation dans cet espace de faible hauteur.

La Forêt Disparue (jardinière de la terrasse du foyer formation – niveau +3)

 

Occupant une des jardinières les plus nobles du bâtiment, une plante rare et archaïque est ici proposée. La fougère arborescente (Dicksonia antartica) fait parti des rares végétaux à nous être parvenu depuis l’ère des dinausores. Représentatives des végétaux archaïques, cette fougère singulière peut atteindre 5m de hauteur de stipe sur plusieurs siècles. Quelques exemplaires seront ici disposés, accompagnés de totems en miroir inox de 20cm, tantôt les laissant apparaître, tantôt les faisant disparaître. Rendant ainsi leur présence évanescente, ces totems donneront l’impression que ces reliques végétales ne sont plus tout à fait réelles, à l’image de leur forêt d’origine en voie de disparition. Des Mélianthus major formeront une strate intermédiaire très graphique, tandis qu’un mélange de fougères (Asplénium et Néphrolepsis) tapisseront la jardinière. 

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